From policy to practice: Evaluating alternative education responses to the humanitarian and security crisis in burkina faso's eastern regions
Résumé (anglais)
This article provides a critical evaluation of alternative education responses to the humanitarian and security crisis in Burkina Faso's Eastern Regions, examining the translation of policy frameworks into practice. Since 2015, Burkina Faso has experienced a devastating security crisis that has resulted in the closure of over 5,300 schools, affecting more than 818,000 children and 24,300 teachers. The Eastern Regions, encompassing the Goulmou administrative region and the provinces of Gourma, Gnagna, Tapoa, Kompienga, and Komondjari, have been particularly affected, with the provincial capital Fada N'Gourma serving as both a hub for displacement and a site of resilience in educational provision. Drawing on empirical evidence from the 2026 Certificate of Primary Studies (CEP) examination data, program evaluations, and recent institutional developments, the study examines the range of alternative education interventions implemented in the region, including Accelerated Schooling Strategy Pathways (SSAP), transition classes, bilingual education, and vocational training programs. The analysis reveals that alternative education programs have been instrumental in ensuring educational continuity for displaced and vulnerable children, with interventions such as transition classes and SSAP structures reaching thousands of out-of-school children and facilitating their reintegration into formal schooling. However, significant gaps remain between policy commitments and practice, including coordination challenges, resource constraints, and the need for sustained psychosocial support for both students and teachers. The article argues that effective emergency education requires a multi-dimensional approach addressing not only access to learning but also quality, relevance, and sustainability. The findings suggest that the Second National Education in Emergencies Strategy (2026-2030) provides a strategic foundation for scaling up alternative education interventions, but its success depends on robust implementation mechanisms and sustained political commitment. The article concludes by proposing a framework for strengthening the policy-practice nexus in emergency education, emphasizing the need for context-sensitive approaches that address the unique challenges facing education in emergencies in the Sahel.
Mots-clés: Alternative Education, Emergency Education, Educational Continuity, Eastern Regions, Burkina Faso, Policy Implementation, Accelerated Learning, Displaced Children
Résumé (français)
Cet article propose une évaluation critique des réponses éducatives alternatives à la crise humanitaire et sécuritaire dans les Régions de l'Est du Burkina Faso, examinant la traduction des cadres politiques en pratique. Depuis 2015, le Burkina Faso connaît une crise sécuritaire dévastatrice qui a entraîné la fermeture de plus de 5 300 écoles, affectant plus de 818 000 enfants et 24 300 enseignants. Les Régions de l'Est, englobant la région administrative du Goulmou et les provinces du Gourma, de la Gnagna, de la Tapoa, de la Kompienga et de la Komondjari, ont été particulièrement touchées, avec la capitale provinciale Fada N'Gourma servant à la fois de pôle de déplacement et de site de résilience dans l'offre éducative. S'appuyant sur des données empiriques issues des examens du Certificat d'Études Primaires (CEP) 2026, des évaluations de programmes et des développements institutionnels récents, l'étude examine l'éventail des interventions éducatives alternatives mises en œuvre dans la région, y compris les structures de Stratégie de Scolarisation Accélérée Passerelle (SSAP), les classes de transition, l'éducation bilingue et les programmes de formation professionnelle. L'analyse révèle que les programmes d'éducation alternative ont été déterminants pour assurer la continuité éducative des enfants déplacés et vulnérables, avec des interventions telles que les classes de transition et les structures SSAP touchant des milliers d'enfants non scolarisés et facilitant leur réintégration dans le système éducatif formel. Cependant, des écarts significatifs persistent entre les engagements politiques et la pratique, y compris les défis de coordination, les contraintes de ressources et la nécessité d'un soutien psychosocial soutenu pour les élèves et les enseignants. L'article soutient qu'une éducation d'urgence efficace nécessite une approche multidimensionnelle abordant non seulement l'accès à l'apprentissage, mais aussi la qualité, la pertinence et la durabilité. Les résultats suggèrent que la deuxième Stratégie nationale d'éducation en situation d'urgence (2026-2030) offre une base stratégique pour la mise à l'échelle des interventions d'éducation alternative, mais son succès dépend de mécanismes de mise en œuvre robustes et d'un engagement politique soutenu. L'article conclut en proposant un cadre pour renforcer le lien politique-pratique dans l'éducation d'urgence, soulignant la nécessité d'approches sensibles au contexte qui répondent aux défis uniques de l'éducation en situation d'urgence au Sahel..
Mots-clés: Éducation Alternative, Éducation d'Urgence, Continuité Éducative, Régions de l'Est, Burkina Faso, Mise en Œuvre des Politiques, Apprentissage Accéléré, Enfants Déplacés