COMPARING THE INTEGRATION OF MENTAL HEALTH SERVICES INTO COMMUNITY PRIMARY CARE IN BURKINA FASO AND GHANA: IMPLICATIONS FOR ACHIEVING SDG TARGET 3.4(MENTAL HEALTH AND WELL-BEING)
Résumé (anglais)
Mental health conditions constitute a growing public health challenge in West Africa, where access to quality mental health services remains limited due to inadequate funding, shortages of trained personnel, weak policy implementation, and the continued concentration of services in urban psychiatric facilities. This study comparatively examines the integration of mental health services into community primary healthcare systems in Burkina Faso and Ghana, with particular attention to the implications for achieving Sustainable Development Goal (SDG) Target 3.4 on mental health and well-being. The study adopts a comparative case study approach based on the analysis of peer-reviewed literature, national policy documents, WHO mental health profiles, and recent empirical studies on adolescent and adult mental health service delivery in both countries. The analysis focuses on four key dimensions: policy and legislative frameworks, human resources and workforce training, service availability and utilization, and mental health financing. Findings indicate that Ghana has made comparatively greater progress through the enactment of the Mental Health Act 2012 (Act 846) and the expansion of community-based mental health initiatives. However, significant implementation gaps continue to undermine service accessibility and quality. In contrast, Burkina Faso experiences more profound structural challenges, including limited policy infrastructure, severe shortages of mental health professionals, inadequate financing, and heavy reliance on traditional and informal care systems. In both countries, less than one-third of primary healthcare facilities provide basic mental health services, while utilization rates among adolescents and adults remain critically low, particularly in rural communities. The study further reveals that legislative reforms alone are insufficient to ensure effective integration of mental health into primary healthcare. Persistent barriers include widespread stigma and discrimination, insufficient training of frontline healthcare workers, inconsistent availability of psychotropic medications, fragmented referral systems, and minimal allocation of government health expenditure to mental health services. Although Ghana presents valuable lessons in policy development and decentralization, both countries demonstrate the need for stronger political commitment, operational funding, and accountability mechanisms to translate policy into practice. The study concludes that achieving SDG Target 3.4 requires a transition from institution-centered psychiatric care to inclusive, community-based primary healthcare models that prioritizes accessibility, prevention, and early intervention. Recommended strategies include strengthening task-sharing approaches, integrating mental health into routine primary healthcare services, expanding workforce training, improving medicine supply chains, increasing domestic investment in mental health, and fostering collaboration between formal healthcare systems and traditional healers. Without urgent and sustained reforms, both Burkina Faso and Ghana risk widening the existing mental health treatment gap and failing to meet the 2030 SDG targets.
Mots-clés: Mental health integration, primary healthcare, Burkina Faso, Ghana, SDG 3.4, community-based care, task-sharing, stigma, health systems strengthening, West Africa.
Résumé (français)
Les troubles de santé mentale constituent un défi croissant de santé publique en Afrique de l’Ouest, où l’accès à des services de santé mentale de qualité demeure limité en raison du sous-financement, du manque de personnel qualifié, de la faible mise en œuvre des politiques publiques et de la concentration continue des services dans les établissements psychiatriques urbains. Cette étude examine de manière comparative l’intégration des services de santé mentale dans les systèmes de soins de santé primaires communautaires au Burkina Faso et au Ghana, en mettant un accent particulier sur les implications pour l’atteinte de l’Objectif de Développement Durable (ODD) 3.4 relatif à la santé mentale et au bien-être. L’étude adopte une approche comparative fondée sur l’analyse de la littérature scientifique évaluée par les pairs, des documents de politiques nationales, des profils de santé mentale de l’OMS et des études empiriques récentes portant sur la prestation des services de santé mentale pour les adolescents et les adultes dans les deux pays. L’analyse porte sur quatre dimensions principales : les cadres politiques et législatifs, les ressources humaines et la formation du personnel, la disponibilité et l’utilisation des services, ainsi que le financement de la santé mentale. Les résultats montrent que le Ghana a réalisé des progrès relativement plus importants grâce à l’adoption de la Loi sur la Santé Mentale de 2012 (Acte 846) et à l’expansion des initiatives communautaires en santé mentale. Toutefois, d’importantes lacunes dans la mise en œuvre continuent de limiter l’accessibilité et la qualité des services. À l’inverse, le Burkina Faso fait face à des défis structurels plus importants, notamment une infrastructure politique limitée, une grave pénurie de professionnels de santé mentale, un financement insuffisant et une forte dépendance aux systèmes de soins traditionnels et informels. Dans les deux pays, moins d’un tiers des établissements de soins de santé primaires offrent des services de base en santé mentale, tandis que les taux d’utilisation des services par les adolescents et les adultes restent extrêmement faibles, particulièrement dans les communautés rurales. L’étude révèle également que les réformes législatives à elles seules ne suffisent pas à assurer une intégration efficace de la santé mentale dans les soins de santé primaires. Les obstacles persistants comprennent la stigmatisation et la discrimination généralisées, l’insuffisance de la formation des agents de santé de première ligne, l’approvisionnement irrégulier en médicaments psychotropes, les systèmes de référence fragmentés et la faible part des dépenses publiques de santé consacrée à la santé mentale. Bien que le Ghana offre des enseignements utiles en matière de développement des politiques et de décentralisation, les deux pays démontrent la nécessité d’un engagement politique renforcé, d’un financement opérationnel adéquat et de mécanismes de redevabilité efficaces afin de traduire les politiques en actions concrètes. L’étude conclut que l’atteinte de l’ODD 3.4 nécessite une transition des soins psychiatriques centrés sur les institutions vers des modèles inclusifs de soins de santé primaires communautaires qui privilégient l’accessibilité, la prévention et l’intervention précoce. Les stratégies recommandées incluent le renforcement des approches de partage des tâches, l’intégration de la santé mentale dans les services courants de soins primaires, l’élargissement de la formation du personnel de santé, l’amélioration des chaînes d’approvisionnement en médicaments, l’augmentation des investissements nationaux dans la santé mentale et la promotion de la collaboration entre les systèmes de santé formels et les guérisseurs traditionnels. Sans des réformes urgentes et durables, le Burkina Faso et le Ghana risquent d’aggraver davantage le déficit de traitement en santé mentale et de ne pas atteindre les objectifs des ODD d’ici 2030.
Mots-clés: Intégration de la santé mentale, soins de santé primaires, Burkina Faso, Ghana, ODD 3.4, soins communautaires, partage des tâches, stigmatisation, renforcement des systèmes de santé, Afrique de l’Ouest.