POST-DISCHARGE PATIENT SATISFACTION IN TRAUMATOLOGY CARE: MEASURING THE CONFIRMATION OR DISCONFIRMATION OF EXPECTATIONS
Résumé (anglais)
The colonial legacy of linguistic hierarchy continues to shape language practices and attitudes in Francophone Africa, where French remains the language of power, education, and prestige while local languages are often stigmatized as inferior. This article examines how popular theatre in Yaoundé (Cameroon) and Libreville (Gabon) negotiates and subverts these inherited linguistic hierarchies. Adopting a qualitative, interpretivist approach grounded in postcolonial theory and sociolinguistics, the research draws on participant observation, semi-structured interviews with theatre practitioners, and analysis of theatrical performances over a two-year period. The findings reveal that popular theatre in these two cities engages with colonial linguistic hierarchies in three key ways. First, through the creative mixing of languages on stage, practitioners challenge the notion that languages are separate, bounded systems that must be kept apart. Second, through the elevation of local languages and urban sociolects to the status of legitimate stage languages, practitioners contest the hierarchy that places French above all other languages. Third, through metalinguistic commentary within performances, practitioners explicitly critique the devaluation of local languages and advocate for linguistic equality. The article argues that popular theatre is a site of decolonization, not in the sense of rejecting French or returning to an imagined pre-colonial purity, but in the sense of transforming the relationship between French and local languages from one of hierarchy to one of equality. Through their creative practices, popular theatre practitioners are enacting a vision of Francophonie that is plural, egalitarian, and authentically African.
Mots-clés: Popular theatre, linguistic decolonization, Francophonie, postcolonial linguistics, Yaoundé, Libreville, language hierarchy.
Résumé (français)
L'héritage colonial de la hiérarchie linguistique continue de façonner les pratiques et attitudes linguistiques en Afrique francophone, où le français reste la langue du pouvoir, de l'éducation et du prestige tandis que les langues locales sont souvent stigmatisées comme inférieures. Cet article examine comment le théâtre populaire à Yaoundé (Cameroun) et Libreville (Gabon) négocie et subvertit ces hiérarchies linguistiques héritées. Adoptant une approche qualitative interprétativiste ancrée dans la théorie postcoloniale et la sociolinguistique, la recherche s'appuie sur l'observation participante, des entretiens semi-directifs avec des praticiens du théâtre et l'analyse de représentations théâtrales sur une période de deux ans. Les résultats révèlent que le théâtre populaire dans ces deux villes s'engage avec les hiérarchies linguistiques coloniales de trois manières clés. Premièrement, à travers le mélange créatif des langues sur scène, les praticiens contestent la notion que les langues sont des systèmes séparés et délimités qui doivent être maintenus distincts. Deuxièmement, à travers l'élévation des langues locales et des sociolectes urbains au statut de langues scéniques légitimes, les praticiens contestent la hiérarchie qui place le français au-dessus de toutes les autres langues. Troisièmement, à travers des commentaires métalinguistiques au sein des performances, les praticiens critiquent explicitement la dévalorisation des langues locales et plaident pour l'égalité linguistique. L'article soutient que le théâtre populaire est un site de décolonisation, non pas dans le sens d'un rejet du français ou d'un retour à une pureté précoloniale imaginaire, mais dans le sens d'une transformation de la relation entre le français et les langues locales d'une relation de hiérarchie à une relation d'égalité. À travers leurs pratiques créatives, les praticiens du théâtre populaire mettent en acte une vision de la Francophonie qui est plurielle, égalitaire et authentiquement africaine.
Mots-clés: Théâtre populaire, décolonisation linguistique, Francophonie, linguistique postcoloniale, Yaoundé, Libreville, hiérarchie linguistique.